Diplômée d’Édouard-Montpetit en Sciences de la nature en juin 2014, Synthia Meilleur-Durand tenait mordicus à s’engager dans les projets de mobilité étudiante avant même d’amorcer son parcours collégial. Véritable affaire de famille, elle a suivi les traces de son frère et de sa sœur qui lui ont transmis leur passion après être venus à Édouard. À son tour rendue au Cégep, Synthia a vécu l’expérience des stages internationaux deux fois plutôt qu’une en participant à Cyclo-Aventure, en 2013, et à ÉcoAventure, en 2014.

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Une épreuve à vélo comme sur les bancs d’école

Encore fière du parcours accompli, Synthia se rappelle les sacrifices et l’énergie investie avant ses départs. Alors qu’elle se préparait physiquement pour la randonnée à vélo en Provence, elle cumulait les activités de financement pour son autre projet au Costa Rica, tout en conjuguant un horaire chargé de cours en Sciences de la nature. Elle a appris à réorganiser son temps et à miser sur le voyage qui l’attendait à la fin de la session. « J’étais profondément motivée par la récompense qui m’attendait; je dirais même que mes deux voyages ont largement contribué à ma réussite scolaire. Ils m’ont permis de tenir le coup lors de moments plus ardus et de rester motivée » avoue-t-elle. « Malgré les milliers d’étudiants d’un grand cégep comme Édouard, les profs et le personnel se démènent pour mettre à la disposition de leurs étudiants les outils nécessaires à leur réussite. »

 

Café, sueur et ronds-points!

Voilà trois mots qui décrivent bien l’expérience de Synthia au long de ces 19 jours de vélo avec Cyclo-Aventure. Consciente du défi physique qui l’attendait sur les routes de la Provence, elle a été séduite par les endroits visités au long de l’itinéraire. « J’espérais profiter des lieux qui furent le théâtre d’événements marquants de l’histoire de l’humanité ». Celle qui n’était pas une habituée du vélo s’est adaptée aux 70 km parcourus chaque jour. Sillonnant villes et villages, elle adorait les « pauses café du cycliste », moment quotidien pour apprécier avec ses compagnons les particularités de l’endroit, et entrecouper les efforts à vélo.

 

L’exploit dont elle est le plus fière? L’ascension du mont Ventoux, 20 km de montée en traînant 30 kg de bagages dans ses sacoches. « Une expérience particulièrement exigeante tant sur le plan physique que mental », surtout qu’elle s’est rétablie d’une blessure juste à temps pour le jour J.  Pour Synthia, le cyclotourisme est désormais une façon privilégiée de voyager. « En nous obligeant à interagir avec les résidents, on se familiarise avec la culture locale; de plus, l’exercice est plus agréable quand on profite en même temps des odeurs, de la température et du panorama. »

 

Édouard : jamais trop grand pour te connaître

Synthia n’hésite pas à dire combien ses expériences à l’international ont changé sa pensée et son mode de vie. « Au Costa Rica, ÉcoAventure m’a sensibilisée à l’environnement et à un rythme de vie très différent du mien. J’y ai appliqué mes connaissances en biologie aux écosystèmes les plus riches de la planète!  J’ai aussi noué des liens étroits avec notre petite cohorte de 12 étudiants. Avec Cyclo-Aventure, j’ai découvert de nouveaux sports et pris goût à la pratique de l’activité physique.» Ces expériences sont ancrées en elle et marquent chacun des périples qu’elle entreprend. Maintenant en première année de médecine à l’Université Laval, où elle souhaite se spécialiser en psychiatrie, Synthia pense déjà à ses prochaines expériences à l’international. Peut-être la verrons-nous un jour soigner les gens à l’étranger…

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