De 2005 à 2010, le nombre d’étudiants du Collège participant annuellement à un projet demobilité étudiante a presque quintuplé. Par ailleurs, le nombre de programmes d’études offrant un projet de mobilité étudiante a plus que doublé, au cours de la même période. Seulement au cours de l’année scolaire 2010-2011, cinq nouveaux projets de mobilité étudiante auront vu le jour, ce qui porte à 21 le nombre d’occasions d’intégrer à sa formation collégiale un volet international. Sans oublier les professeurs qui mettent de plus en plus en oeuvre des projets de mobilité enseignante.

À la lumière des propos de l’adjointe à la mobilité étudiante et enseignante, Catherine Brodeur, le secteur devrait continuer à se développer, tout en consolidant ce qui a été mis sur pied au cours des dernières années. « Pour s’assurer de bien faire les choses et de prioriser l’aspect pédagogique des projets, nous procédons cette session-ci à la première étape de à la rédaction d’un plan de développement pour le secteur de la mobilité à l’occasion duquel plusieurs professeurs, étudiants et professionnels de la Direction des études ont été consultés. Nous espérons ainsi que les actions et les choix qui seront mis de l’avant dans les prochaines années refléteront les idées et les préoccupations des principaux artisans de cette mobilité, c’est-à-dire les enseignants et les étudiants d’Édouard. »

Un vent de nouveautés

Dès l’année scolaire 2011-2012, le Collège comptera plusieurs nouveautés : «Un nouveau projet nommé Viva Design Barcelona sera offert aux étudiants inscrits en Techniques d’intégration multimédia. Un nouveau projet d’échange avec le Cégep de la Gaspésie-et-des-Îles verra également le jour, ce qui permettra à des étudiants inscrits en Sciences de la nature et en Sciences humaines de vivre une session complète d’études en région. Cette nouveauté permettra également de recevoir des gens d’une autre région pendant une session. Puis, d’autres petits projets, ciblant notamment les étudiants de première session dans un but de développer rapidement un sentiment d’appartenance au programme d’études, sont à prévoir… » Cette liste ne tient compte que des programmes de mobilité étudiante intégrés à un programme d’études. À noter qu’il existe quelques autres programmes de séjours à l’étranger qui sont coordonnés par le service aux étudiants et qui demeurent ouverts à tous. C’est le cas, notamment, de Via Italia, de Tierra Guatemala et du cyclotourisme. Mme Brodeur tient à préciser que les nouveaux projets qui ont vu le jour ciblaient surtout des programmes d’études qui ne comptaient pas de possibilités de mobilité : « On a voulu développer pour ceux qui n’avaient pas encore accès à de telles expériences. Par exemple, nous comptons depuis peu un stage en Belgique offert aux étudiants du profil en gestion de réseaux informatiques. Puis, les étudiants en Techniques d’hygiène dentaire ont maintenant accès à un stage en
santé dentaire publique au Mali. »

Un engagement plus grand

Ce mouvement d’expansion de la mobilité étudiante marque l’ensemble du réseau collégial ces années-ci. D’ailleurs, les statistiques récemment publiées par Cégep international, dans son Profil des activités internationales des cégeps 2010, démontrent l’engagement des cégeps dans un processus d’internationalisation structuré, dynamique et adapté à chaque établissement et à son milieu. Entre autres, on y apprend que le pourcentage des cégeps ayant adopté une politique internationale a passé de 37% à 54% entre 2005 et 2010. Au Collège, une telle politique existe depuis 2004 et celle-ci sera révisée prochainement, avise Mme Brodeur. « Nous remarquons également que de plus en plus de programmes de subventions existent pour aider à soutenir les activités de mobilité dans le réseau collégial. Par exemple, bien que l’année 2010-2011 ne soit pas encore terminée, nous pouvons déjà affirmer que c’est près de 110 000 $ que la mobilité étudiante du Collège a réussi à récolter auprès de partenaires internes et externes. Cette recherche constante de partenaires financiers constitue d’ailleurs un rôle central de notre service qui peut ainsi continuer à offrir des projets d’envergure et, surtout, accessibles aux étudiants de Longueuil et de l’ÉNA. Parmi les partenaires majeurs, il importe de mentionner les Offices jeunesse internationaux du Québec, la Librairie coopérative Édouard-Montpetit et le Fonds de développement du Collège.

Dans le peloton de tête

Autre signe de l’importance accordée aux projets de mobilité : Cégep international mentionne que 90 % des cégeps comptent au moins un professionnel chargé de la réalisation des activités internationales alors qu’ils n’étaient que 22 % en 2005. Au Collège, le secteur de la mobilité étudiante forme un service à part entière, sous la Direction des études, depuis l’automne 2009. C’est également depuis ce temps que le Service de la mobilité étudiante a intégré les bureaux du local B-24 (anciennement le Végétarium), ce qui permet d’être près des étudiants. «Le déménagement a créé une énorme différence. Il a permis de mieux faire connaître la mobilité étudiante au sein du Collège. Cette présence nous a permis de développer une structure qui permet de bien faire rouler la machine de la mobilité qui devient de plus en plus efficace.» Catherine Brodeur est fière de constater qu’en trois ans, le Collège a rejoint le peloton de tête des Collèges qui offrent le plus de mobilité étudiante intégrée aux programmes d’études. « Nous sommes devenus un modèle pour plusieurs cégeps, même que certains viennent nous consulter pour avoir de l’information sur nos façons de faire », indique-t-elle.

Source: Le Monde d’Édouard Montpetit, Vol. 19, no 7