JEC América 2013 2Étudiant tous les trois en Techniques de construction aéronautique, à l’École nationale d’aérotechnique, Bruno-Pierre Duhamel, Jonathan Lacasse et Jeremy Mignault n’ont pas hésité à prendre part à la conférence internationale JEC : Journal européen des composites, qui avait lieu aux États-Unis en octobre 2013. «C’est définitivement un plus!» lancent les trois passionnés. «On a vécu une expérience que très peu de personnes vivent dans l’industrie aéronautique, ajoute Jeremy, et on a eu la chance de le faire relativement jeunes, alors ça nous prépare et c’est un bon coup de pouce pour plus tard».

 

Une incursion dans le domaine des composites

Lors d’une escapade de quelques jours, ils ont participé à l’événement annuel JEC Americas, à Boston, qui regroupait des conférenciers et des centaines d’exposants présentant des matériaux, des équipements ou des services liés au domaine des matériaux composites, utilisés, entre autres, dans la fabrication des pièces d’aéronefs. «Avant de choisir mon programme à l’ÉNA, je me disais que je ne voulais pas les construire les avions; je veux les dessiner, les concevoir,» affirme Jonathan. Le projet JEC, initié par le professeur de Techniques de construction aéronautique Michel A. Michaud, s’avérait donc idéal pour approfondir leur formation. Emmanuel Chalifoux, professeur au même département et Éric Jetté, professeur de Techniques de maintenance d’aéronefs, étaient aussi du groupe.

Directement en lien avec le cours Conception et planification de pièces en composites qu’ils suivaient, le projet s’est avéré très formateur pour les trois finissants. «J’ai vu des notions au JEC avant de voir la matière en classe explique Bruno-Pierre, ça m’a donc aidé à comprendre avant d’avoir mon cours.» Les présentations, destinées aux travailleurs de l’industrie, dévoilent les plus récentes avancées technologique du domaine et les tendances à venir. « Au JEC, mentionne Jonathan, on a vu des technologies qui ne sont même pas encore disponibles sur le marché, qui vont être offertes peut-être dans 6 mois et c’est ça aussi qui est intéressant!»

Des étudiants privilégiés

En plus d’ajouter à leur bagage de connaissances, l’événement leur a permis de prendre le pouls de ce qui se passe sur le terrain et de se créer un réseau de contacts parmi les étudiants d’autres institutions, les industriels québécois et internationaux. «C’est plus concret, indique Bruno-Pierre, c’est vraiment un insight sur l’industrie, on peut voir l’utilisation réelle des composites. Ça change la vision qu’on a des matériaux composites, qui au départ semblent être quelque chose de limité, que tu ne peux pas faire personnellement, mais finalement, on se rend compte que c’est très accessible», une vision que partage également Jeremy et Jonathan.

Formateur au-delà du domaine de l’aérospatial

Au-delà des connaissances techniques acquises, ils retiennent aussi l’impact général de tels engagements pendant leurs études. «Quand on s’engageJEC América 2013 1 dans ce genre de projet, ça développe la débrouillardise, le sens des responsabilités et ça demande une bonne gestion de son temps» témoigne Bruno-Pierre, qui a également participé aux projets de mobilité Cyclo Provence, en juillet dernier, et à Exploration-ÉNA en Allemagne, avec son collègue Jonathan. Ce dernier s’est aussi impliqué dans l’aventure Mini-Baja et dans le Conseil de vie étudiante de l’ÉNA. À Boston, le trio devait également tenir un stand promotionnel de l’ÉNA en parallèle des activités auxquelles ils participaient. «On représente l’École, on représente le Cégep et le Centre technologique en aérospatial (CTA), alors on se doit de montrer l’exemple» précise Jeremy, qui comme ses collègues, assume pleinement ce rôle d’ambassadeur au JEC. Avec l’achalandage qu’a connu leur stand tous s’entendent pour dire que l’ÉNA est d’ailleurs bien vue à l’international.

Forts de leur expérience, les trois finissants, qui comptent poursuivre leurs études en Génie mécanique à l’université, incitent fortement leurs confrères, comme l’avaient leurs prédécesseurs, à sauter sur l’occasion lors des prochaines éditions de ce projet.

Tous remercient les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ), le Conseil de vie étudiante de l’ÉNA, la Librairie coopérative et la Fondation du cégep Édouard-Montpetit qui ont généreusement contribué au financement de ce projet.