IMG_2740Tenu pour la première fois à l’automne 2013 au cégep Édouard-Montpetit, le projet Londres, de l’antiquité à la modernité offre bien plus que l’enrichissement d’une langue seconde, c’est une véritable expérience culturelle réunissant des participants de tous horizons! Sabrina Dulude et Victor St-Cyr-Robitaille, étudiants en Sciences de la nature, respectivement en Sciences de la santé et en Sciences pures et appliquées, étaient de cette première cohorte et ils en sont revenus emballés. «Je suis plus épanouie et je vois plus clair pour mon avenir professionnel, a partagé Sabrina. Le projet m’a fait réaliser mon intérêt marqué pour l’interaction avec les autres et je compte m’orienter vers ce genre de profession.»

Londres sous toutes ses coutures

Architecture, arts, cinéma, théâtre, culture, sport, langue et littérature de la Grande-Bretagne : le périple de 10 jours comportait de multiples facettes pour s’imprégner de la culture locale et approfondir les connaissances de la langue. «Ça change réellement la vision que l’on se fait du monde et de la langue anglaise, confirme Victor. Ça nous permet de rattacher la langue à quelque chose de concret.» Parmi les monuments et lieux incontournables, ils ont visité le British Museum, le Buckingham Palace, Big Ben, Tower Bridge, Westminster Abbey, l’Université d’Oxford, et plusieurs autres.

Aux découvertes quotidiennes s’ajoutait chaque soir l’exposé d’une équipe différente, judicieusement préparé avant le départ pour présenter aux autres participants les lieux à explorer le lendemain. Sujets abordés : volet historique,  rôle contemporain de l’attrait et faits saillants lui étant reliés. «En plus des visites, les profs qui nous accompagnaient complétaient nos découvertes avec des informations sur comment la langue évolue et se transforme,» ajoute Sabrina.

Des impacts au-delà du perfectionnement de la langueIMG_2641

Motivés par l’enthousiasme de la professeure de langues Chérie Gregor-Wolter qui les a incités à se joindre au projet et par un intérêt certain pour Londres, ils se sont lancés dans l’aventure. Avec 23 autres participants, ils sont partis, sous la responsabilité de Mme Gregor-Wolter et des deux autres professeurs de langues impliqués : Mark Housego et Leslie Nash. Parmi leurs coups de cœur, Sabrina et Victor mentionnent sans hésiter le rallye réalisé en équipe à travers Londres sous une pluie battante. Ils devaient trouver réponses à leurs questions en échangeant avec les Londoniens et trouver un ingrédient pour le repas du soir concocté avec l’ensemble du groupe.

Sabrina mentionne également le monument préhistorique Stonehenge, les Bains Romains, les escapades dans le Londres nocturne et l’ouverture artistique de la ville : «il y a une omniprésence des arts à Londres et ça m’a fait découvrir de nouveaux intérêts. Même de retour ici, je vois d’un œil différent les arts, je vais plus au théâtre.»  Celle qui décrit son expérience d’enrichissante et de passionnante souhaite continuer à voyager et voit déjà les bienfaits d’une telle aventure «J’ai développé des contacts, mon anglais s’est amélioré, ma grammaire, et je vois déjà une différence dans les exposés oraux.»

Londres_Victor_Observatoire GreenwichQuant à Victor, il recommande définitivement ce projet. «Les journées sont longues et très remplies, on dort peu mais on en profite au maximum!» Il se rappelle, entre autres, la vue à couper le souffle de la vallée bordant l’Observatoire de Greenwich ou l’ambiance survoltée d’un match de soccer, «une expérience unique à vivre au moins une fois, parmi les partisans», sans oublier les échanges avec des touristes aux accents des plus variés. «J’ai développé mon oreille et mon écoute. C’est idéal pour ça d’être à l’auberge, explique-t-il, ça favorise la mise en commun parmi notre groupe et nous permet de discuter avec des gens venus d’ailleurs.

Une préparation exigeante mais stimulante

Pour parfaire la langue de Shakespeare et se préparer au séjour, les participants ont eu à réaliser divers travaux de recherche pour alimenter le blogue, partie intégrante du projet, pour y présenter divers aspects touristiques et caractéristiques de la place. Aux travaux destinés à préparer les exposés oraux à faire à Londres, se sont ajoutées les activités de financement : un incontournable pour tisser des liens serrés au sein du groupe avant son départ. «J’ai beaucoup apprécié ces activités et rencontres. Ça aide à mieux se connaître entre nous,» explique Victor, aussi impliqué dans l’activité Le Bar des sciences à Édouard-Montpetit. «C’est ce qui fait que notre groupe était uni et qu’on reste motivé, malgré la charge de travail, renchérit Sabrina. Elle ajoute qu’«avec le temps qui doit être investi, ça impose une structure et une organisation qui contribuent à la réussite scolaire».

Parions qu’ils ne sont plus les mêmes depuis cette expérience de mobilité étudiante, qui en plus de leur avoir permis d’embrasser la culture londonienne et de parfaire leur anglais, leur aura fait découvrir un peu plus d’eux-mêmes.

Nous remercions finalement la Librairie coopérative et la Fondation du cégep Édouard-Montpetit qui ont généreusement contribué au financement de ce projet.