Lorsqu’ils étaient à Édouard, Jules, Manue et Catherine ont participé à un projet de mobilité étudiante. Carrefour-Suisse et SIRIUS Guatemala ont fait partie de la vie de nos cégépiens. On les retrouve trois ans plus tard alors qu’ils ont mis sur pied un projet au Togo, Enviro-Togo et qu’ils s’apprêtent à ouvrir un OBNL. Leur expérience de mobilité au Collège y est certainement pour quelque chose…

 

Jules Gagnon Hamelin, Emmanuelle Jacques-Genest et Catherine R. Provost s’entendent pour dire que les impacts d’un projet de mobilité étudiante sont multiples. « Carrefour-Suisse fait réfléchir. On ne parle que de politique et les idées s’échangent. Maintenant je suis politisé. Je l’étais avant, mais je le suis encore plus », a partagé Jules, étudiant en psychoéducation, qui garde un souvenir mémorable de sa participation à Carrefour-Suisse.

 

De son côté, Manue, participante du projet Sirius, s’est interrogée sur la « meilleure » façon de faire de la coopération internationale. « Les projets, tu peux les faire toi-même, sans avoir forcément l’aide d’un organisme important. Tu fais ce que tu veux quand tu veux, avec qui tu veux, tu contrôles ton financement, etc. Bref, tu fais plus que participer à un projet », a souligné celle qui n’a pas eu peur de prendre le taureau par les cornes et de se lancer dans la création de projets.

 

Enviro-Togo, un projet de collaboration avec une communauté locale

Après plusieurs séjours en Afrique, Manue a souhaité mettre sur pied un projet de coopération. Elle a donc fait appel à ses amis en leur disant : « On va au Togo, mais on décide du projet ensemble. » C’est alors qu’ils ont choisi de créer deux projets dans deux villages voisins. « Nous voulions aider une communauté locale et non une seule personne », a-t-elle expliqué. Une fois les projets proposés, elle s’est rendue au Togo pour les présenter à la communauté. Des toilettes écologiques avec compostage et un jardin communautaire avec un système de retenue d’eau ont été les deux projets choisis par les Togolais. Jules, Manue et Catherine ont quitté le Canada au début du mois de mai et sont actuellement au Togo. Retour prévu le 17 juin prochain.

 

La naissance de DestinaTERRE

Les trois amis sont allés encore plus loin en travaillant à la mise sur pied de DestinaTERRE, un organisme à but non lucratif (OBNL). « Nous voulons encourager les initiatives des jeunes afin qu’ils deviennent maître de leur projet », a indiqué Manue. DestinaTERRE se chargera de leur apporter un appui financier et administratif.

 

Étudiants à temps plein, Jules, Manue et Catherine ont des projets plein la tête. Pas facile de gérer son temps, mais pour ces passionnés de l’engagement tout est possible.

 

Jules, Manue et Catherine étaient de passage à Édouard lors de la Semaine des Arts et Lettres et Sciences humaines (SALSH) en mars dernier.