Arrivées au Sénégal depuis le 28 décembre dernier, quelques-uns de nos étudiants en 4e et 5e session de Soins infirmiers témoignent de leur expérience jusqu’à maintenant:

DSC00656

Marie-Catherine Bessette:

« En venant au Sénégal, je savais que ça allait être un milieu complètement différent. Et oui, j’avais raison. C’est vraiment dépaysant, il y a du monde partout dans les rues, il fait très chaud, le paysage est totalement différent du Québec. Mais on s’y sent presque chez nous. Les gens sont tellement accueillants. Ils nous disent toujours « bonjour », « Ça va? » comme si on faisait parti des leurs. »

IMG_5119Catherine Pentney-Croteau:

« J’étais surprise de voir à quel point les gens sont chaleureux et dévoués. Tout le monde se salue dans les rues, sans exception. Les familles des malades passent jour et nuit à leur chevet, même s’ils doivent dormir sur le sol. »

Valérie Labrecque:

« C’est incroyable à quel point ici, il y a du monde partout dans les rues, autant le jour que le soir. Thiès est une ville qui n’est pratiquement jamais silencieuse! Et malgré la population nombreuse, tout le monde se connait et ils prennent la peine de se dire bonjour, contrairement au Québec où l’on connait à peine le nom de nos voisins. Un réel choc culturel! »

Sophie Frontain:jade boivin racicot

« Les Sénégalais sont très respectueux et ont de belles valeurs. Dans l’unité de chirurgie et gynécologie, il règne un climat très chaleureux et très familial. Même si le matériel est limité, l’évaluation des patients est bien effectuée car le personnel est très observateur et toujours a l’écoute des patients et de la famille. C’est une expérience formidable. Je suis vraiment heureuse de faire partie de l’aventure.

3P1040005_resizedStéphanie Benson:

« Le soulagement de la douleur au Québec est une priorité dans les soins infirmiers. On ne tient pas compte des coûts, puis on soulage. Au Sénégal, c’est différent! Non seulement chaque médicament coûte cher, mais dans leur culture on encourage la tolérance à la douleur. « Massa », le mot qu’ils emploient pour aider à faire passer la douleur. Intéressant, mais difficile à la fois de laisser tomber nos priorités, nos valeurs pour se fondre dans leurs croyances et culture. »

DSC00832

Emilie Gervais:

« Ici, tout le monde s’aide dans les soins. On ne laisse jamais quelqu’un derrière. Chacun a sa part à faire et tout se fait ensemble. C’est un travail d’équipe entre médecins, infirmières et étudiants. Les patients de l’un, sont les patients de tous. »

Jade Boivin-Racicot:

« Après deux jours au dispensaire, j’ai pris conscience de l’importance de ce genre d’installation dans une ville comme Thiès. En offrant des consultations, des médicaments et des services à coût réduit, tous les habitants ont l’opportunité de recevoir des soins.   De plus, les soins sont réellement présents.  En une journée,  un infirmier et deux infirmières peuvent recevoir en consultation entre 175 et 300 patients.  Un chiffre énorme et épatant compte tenu du peu d’aide offert par les organismes.   Cependant, il est surprenant de savoir que ce genre d’institution à des ressources plus que l’on pourrait le penser.  En un an, le bâtiment a plus que doublé de superficie et de nouveaux services sont désormais offerts.  La maternité  et l’accouchement en sont des exemples.  Tout cela pour dire que ces deux jours passés au dispensaire Sainte-Anne m’ont permis de comprendre que tous ne sont pas dépourvus de moyens.  Il y a des gens comme Sœur Françoise qui dédié leur vie afin de permettre aux gens de tous les quartiers de recevoir des soins. »

Marie-Eve Boudreau:

« L’expérience jusqu’à présent est très enrichissante. J’ai déjà appris beaucoup en peu de temps. La proximité avec l’équipe de soins ma permis de faire des liens approfondis sur la condition de santé des patients. Bien que nous soyons sur un autre continent et qu’il y ait tant de différences dans les méthodes de soins, il y a aussi tant de ressemblance à la fois.  Le peuple Sénégalais est accueillant et chaleureux tout comme la température. J’ai enfin vaincu l’insécurité de ne pas avoir d’appareil médical pour faire l’évaluation des patients et juste pour cette raison, l’expérience en vaut la peine.  Cette expérience m’aura  permis de devenir une meilleure infirmière, plus alerte lors de mes examens physiques. »

 

« Le voyage au Sénégal est jusqu’à présent une expérience enrichissante. La culture et les valeurs sont bien différentes des nôtres. L’entraide et la salutation sont essentielles ici au Sénégal. En ce qui concerne le milieu de stage, les connaissances du personnel et les soins infirmiers effectués auprès des patients ont provoqué chez moi un choc culturel.  Au Québec,  nous sommes bien moins restrictif dans l’utilisation du matériel médical.  Tous les soins au Sénégal sont une question d’argent.  Nous pouvons nous considérer chanceux de notre système de santé québécois. Merci à la mobilité étudiante pour cette belle expérience !  »

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA 1483543703585MarchéDSC006231483543703067Enfants dans la rue