C’est le bouche-à-oreille qui a amené Francis Chagnon, étudiant en Maintenance d’aéronefs à l’École nationale d’aérotechnique, à participer à un premier projet de mobilité étudiante en Belgique, puis à un deuxième au Maroc pour y effectuer un stage en milieu de travail dans le cadre d’un programme Alternance Travail-Études (ATE). Quatre mois plus tard, Francis est revenu plus enthousiaste que jamais et des projets plein la tête. Regard sur un étudiant à l’allure plutôt réservée qui, grâce aux projets de mobilité étudiante, est devenu un citoyen ouvert sur le monde.  

Le 31 janvier 2011, Francis avait rendez-vous avec la nouveauté alors qu’il décollait pour Mohammedia, au Maroc, afin d’y effectuer un stage en milieu de travail chez Atlantic Air Industry Maroc. « L’adaptation s’est faite facilement dans l’entreprise. J’étais comme l’un des leurs.  », a confié l’aide-mécanicien, des souvenirs encore plein la tête. Son superviseur de stage n’a pas eu peur de lui donner des responsabilités et de lui faire confiance. Quelle belle reconnaissance pour un stagiaire! Grâce à ce stage, Francis s’est également créé des contacts non négligeables dans le domaine à la fois vaste et petit qu’est l’aéronautique. 

Même si son stage était axé sur la mécanique des aéronefs, il a pu explorer d’autres facettes du domaine de l’aviation comme l’avionique. « Je reconnais que c’est un aspect du travail que je ne connaissais pas et que j’ai appris à aimer », a souligné celui qui pense éventuellement à changer de programme pour se diriger dans cette branche.

Rapidement, Francis s’est adapté à la culture marocaine. « J’ai appris quelques mots d’arabe et cela m’a donné le goût d’apprendre la langue », a-t-il partagé. Dès ses débuts, il a été séduit par la cuisine marocaine. Il s’est donc fallu peu de temps avant que le tagine n’élise domicile dans l’appartement du jeune étudiant.

Son plus gros défi? Quitter le nid familial et se retrouver seul avec la gestion d’un logement. « C’était la première fois que je vivais en appartement. Il fallait gérer aussi bien la vie quotidienne que l’argent », a-t-il dit non sans aucun sourire. Francis est donc revenu avec une corde de plus à son arc et avoue que depuis son retour, il est plus organisé et réfléchi plus avant d’agir.  

Ce stage au Maroc lui a aussi donné l’occasion de découvrir un pays qu’il ne pourra oublier. Marrakech, Ouarzazate, les dunes de Chigaga, Casablanca, etc., autant de régions et de villes visitées et dont la beauté et la sympathie des gens font encore écho aujourd’hui. « C’est un magnifique pays qui vaut vraiment la peine d’être vu », a souligné Francis.

S’il y a quelques mois encore, le voyage était plutôt mystérieux pour Francis, il occupe désormais une place de choix dans sa vie. « Je repartirais demain! », a déclaré celui qui invite d’autres étudiants à vivre une expérience similaire. « Cela vaut tellement la peine! »

C’est donc avec entrain que Francis envisage ses prochaines années à l’ENA. Il se dit plus motivé que jamais à persévérer d’un point de vue scolaire. « Ce stage m’a permis de réaliser l’importance de certains cours et de me concentrer davantage sur d’autres. C’est vraiment une chance d’avoir accès à des projets de mobilité étudiante. »