Depuis quelques semaines, les étudiants de Sciences humaines, profil Individu, participants au projet « Une enfance à construire » ont entamé leurs stages d’aide au devoir en collaboration avec la Maison la virevolte et, nouvellement cette année, avec la Maison le Tremplin, deux organismes de Longueuil. Une étudiante de l’an dernier nous partage son expérience.

Photo Marianne Morier« Une enfance à construire est une expérience à vivre ! Ce projet enrichissant m’a permis de comprendre plus profondément l’impact que nous avons en tant qu’étudiants et jeunes adultes sur les générations à venir. En m’engageant dans ce projet en 2014, je ne pensais pas m’attacher aussi rapidement à un enfant. Cependant, je voyais qu’il s’améliorait et j’en étais très fière. Voir le regard de ce petit garçon s’illuminer quand je le félicitais m’a fait comprendre l’importance d’être là pour la jeunesse d’aujourd’hui.

Ce que je m’attendais le moins, c’est d’être autant enrichi à la suite de cette expérience. Une volonté nouvelle de vouloir être là pour les enfants, de les accompagner dans leur évolution et de les voir s’épanouir a confirmé pour moi le fait de vouloir devenir enseignante au primaire. À la suite du projet, vouloir être la pour la jeunesse est devenu une sorte de passion; les aider à progresser, une dévotion. Ainsi, cette expérience a nettement confirmé que je voulais être là pour ces enfants. Je veux leur apprendre et voir l’étincelle de l’avenir illuminer leurs yeux.

Cette aventure m’a aussi démontré que la perfection n’existe pas. Avec l’enfant de 11 ans dont j’étais la tutrice, j’ai appris des choses. J’ai cherché des mots dans le dictionnaire puisque je ne les connaissais pas. J’ai réappris ce qu’étaient les prépositions et les conjonctions. J’ai ainsi pu démontrer à l’enfant et à moi-même qu’apprendre est le plaisir de toute une vie.

De plus, ce projet m’a fait grandir. En réussissant à établir un lien avec l’enfant malgré les difficultés d’approche, en lui faisant apprendre et comprendre les matières qui lui semblaient les plus complexes et en étant là pour lui, j’ai ressenti un élan de fierté. J’étais fière d’avoir appuyé mon enfant durant les dix semaines que j’ai passées avec lui. J’étais heureuse d’avoir donné de mon temps pour ce jeune et cette dévotion a augmenté mon estime de moi-même tout en augmentant la sienne.

Être là pour les autres, c’est prendre du temps pour ce connaître. Avec cet enfant, j’ai su davantage qui j’étais et ce que je voulais dans la vie. Être là pour les autres, c’est prendre conscience de notre humanité. Ce petit garçon m’a fait réaliser que le sentiment d’empathie, ce sentiment qui nous rend si humain, est un art, mais surtout une volonté. »

Marianne Morier